ELECTIONS MUNICIPALES, LE RIF PROPOSE DE VOTER « PLUS DE MUSIQUE »

MAINS D’OEUVRES accueille le directeur du RIF Franck Michaut le mardi 3 décembre à 10h à Mains d’Oeuvres dans l’atelier 12 pour qu’il explique cette campagne – un débat pourra s’en suivre.

 

 

En 2014, votons plus de musique dans nos villes !

Un désir de  musique…

23% des français déclarent savoir jouer d'un instrument de musique

Le phénomène se confirme année après année : les musiques dites «actuelles» (rock, musiques du monde, jazz, rap, electro, chanson, metal…) prennent une place toujours plus importante dans la vie des français.

Ainsi, toutes les formes d’écoute et de pratique de la musique connaissent un engouement spectaculaire et entraînent de multiples attentes : apprendre, créer, jouer, s’exposer au public, partager, voir et découvrir des artistes sur scène… Des besoins de proximité qui vont bien au-delà de ce que produisent les industries culturelles et les grands médias.

Tous les ans, en Île-de-France, plus de 4 millions de personnes assistent à des concerts ; plusieurs dizaines de milliers de franciliens apprennent, répètent et jouent en groupe ; et des milliers de personnes, salariées ou bénévoles, font vivre ces musiques tout au long de l’année : organisation de concerts, développement du projet d’un groupe ou d’un collectif, actions culturelles dans les écoles et auprès de tous les publics…

Les musiques actuelles s’imposent donc sur les territoires comme un maillon essentiel de la vie artistique et culturelle, de la vie économique locale et du fameux vivre ensemble.

… qui doit trouver des réponses adaptées dans chaque ville !

3 français sur 4 intérrogés sur leur genre de musique

De nombreuses initiatives de proximité (lieux de répétition, de concerts, festivals, structures d’accompagnement et d’enseignement…) se sont développées lors des deux dernières décennies pour permettre à tout un chacun de vivre une aventure artistique.

En Île-de-France, certaines municipalités et intercommunalités ont pris conscience de ces enjeux et  ont progressivement initié ou accompagné des projets permettant de faire vivre toutes les musiques au plus près des populations.

Mais il y a encore beaucoup à faire… et il y a urgence ! Beaucoup de ces projets ne sont souvent pas reconnus ou soutenus à leur juste valeur, alors même qu’ils apportent des réponses indispensables aux attentes et besoins des citoyens franciliens. Et de nombreux territoires restent de véritables déserts musicaux…

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JIMI, le 12/10/2013 – Ivry-Sur-Seine : Les débats

JIMI 2013

JIMI 2013

Débattre, discuter, émettre des idées, convictions et intuitions, cela permet de mieux se connaître, connaître l’autre et de construire… Parfois ensemble. Dans cet espace on se pose des questions , on essaie d’y répondre et surtout on cherche des idées pour avancer, ensemble, dans plus d’indépendance.
Nous proposons 2 débats de 1h15 chacun avec des intervenants pertinents et avertis.

#1- A QUOI RÊVENT LES INDÉS ? (débat proposé par la JIMI)
A quoi rêvent les Indés ? Et d’ailleurs rêvent-ils encore? Font-ils aussi rêver les autres? Artistes? Public? Professionnels de la profession?
Est-ce que la messe est dite, et les cartes du jeu distribuées ? Est-ce que tout a été inventé ou au contraire, tout reste à réinventer?
Les Indés, tout au long de l’histoire des musiques populaires ont été des défricheurs. Ils ont, avec leurs artistes, rêvé d’un monde meilleur ou parfois de tout foutre en l’air. Ils ne voulaient pas laisser le temps au temps… Ou à d’autres.
Ils sont les premiers à relayer les nouvelles esthétiques et mouvements musicaux, à créer de nouveaux circuits de distribution ou à utiliser des nouveaux modes de communications.
Qu’en est-il aujourd’hui? Sont-ils toujours impatients de faire de leurs rêves des réalités, ou se sont-ils résignés à récupérer les miettes laissées par les mastodontes?

Quatre représentants de structures indépendantes créatives nous font part de leurs visions du monde de la musique, de leurs rêves et des chemins pour les vivre:
Jérôme Makles (A Quick One Records), Maxime Peron (Underdog Records), Nathalie Paul (Concertlive.fr) et Laurent Cordier (Badass Yogi Productions – Belgique).
Modérateur : Mathieu Lambert (Le Garage Electrique – Montpellier).

Espace débats/forum – Espace Robespierre : 15h30/16h45

#2- PEUT-ON ÊTRE INDÉPENDANT ET SOLIDAIRE? – Proposé par la JIMI

L’activiste indé ressemble souvent à une espèce d’inventeur fou, de Géo Trouvetou qui au fin fond de sa chambre, d’un petit réduit ou dans le garage de ses parents, a l’ultime conviction que ses encore inconnus et incompris artistes méritent l’attention du monde entier. Il n’est, d’ailleurs pas rare d’associer un nom, une tête ou un surnom d’un travailleur de fond à la réussite d’un groupe.

Cependant, ces quêtes passionnées finissent parfois, malgré l’investissement et la créativité, par se fatiguer face à des montages que l’on essaie d’affronter seul. La solution serait-elle de se regrouper pour trouver les voies ? Et d’ailleurs l’activiste indé en est-il capable ? Trois projets nous montrent que l’activiste indé n’est pas destiné à être un « Poor Lonesome Cowboy » ou à vivre en clan uniquement.

Les représentants de ces « regroupements » tenteront de nous convaincre de nous associer pour travailler ensemble. JC Klotz (Collectif Tomahawk), Eric Petrotto (CD1D) Yves Plouhinec et Marsu (PIAF).
Modérateur : Goa & Voto, auteurs et réalisateurs de documentaire s. Anciens journalistes de presse écrite, ils développent des films dédiés aux populations en marge et travaillent actuellement à la réalisation d’un documentaire sur l’origine du mouvement punk en France…

Espace débats/forum – Espace Robespierre : 16h55/18h10

#3- RENCONTRE-DÉBAT AVEC ERIC DESHAYES ET DOMINIQUE GRIMAUD autour de son livre L’UNDERGROUND MUSICAL EN FRANCE (éditiosn Le mot et le reste)
(Proposé par la librairie « Envie de Lire » d’Ivry-sur-Seine)

Mai 1968 a remis en question l’ordre social hérité du passé. Paradoxalement, la chanson française de variété maintient sa domination médiatique. L’expérimentation musicale en France entre en résistance. Des groupes affichent des pratiques fortement revendicatives, libertaires, expérimentales. Leurs musiques sont déroutantes et se soustraient à l’étiquetage. Un retour sur l’histoire d’une scène aussi méconnue que mythique par un historien passionné et un des acteurs qui ne s’en est pas trop mal remis (ou, dit autrement, qui n’a pas troqué le « cuir » pour le Rotary).

Né en 1973 à Vitré, Éric Deshayes vit près de Rennes, d’où il gère le site internet Néosphères, dédié au rock et aux musiques nouvelles. Il a publié aux éditions Le Mot et le Reste, Au-delà du rock, la vague planante, électronique et expérimentale allemande des années soixante-dix. Né en 1950, Dominique Grimaud est musicien. Fondateur dans les années soixante-dix et quatrevingt des groupes C amizole et Vidéo-Aventures, il joue aujourd’hui en solo. Chroniqueur musical, il dirige également une collection discographique Les Zut-OPistes dédiée à l’édition d’archives musicales.